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Quelques
échanges de mails, des discussions
informelles et une rencontre autour
d'une bonne pizza. Parfois, la lutte
contre le phishing, cela ne tient pas à
grand-chose. C'est en effet pour
combattre ce phénomène que les
principaux développeurs des éditeurs de
navigateurs Web se sont retrouvés - fait
exceptionnel - la semaine dernière à
Toronto (Canada).
Le phishing est une technique employée
par des réseaux criminels pour abuser de
la crédulité des internautes en les
redirigeant vers de faux sites de
banques et d'enchères en ligne pour le
plus souvent collecter à des fins
illégales des informations
confidentielles (mots de passe, numéros
de carte de crédit...).
Un code visuel unique pour repérer les
sites suspects
« Il ne s'agit pas vraiment de mettre au
point un nouveau standard en matière de
certification de sécurité des sites Web,
mais plutôt de se mettre d'accord sur
quelques points précis » , explique
Thomas Ford, porte-parole de l'éditeur
norvégien Opera. « Il y a aujourd'hui
sur le marché plusieurs dizaines de
certificats de sécurité disponibles, et
personne ne sait véritablement à quoi
tout cela correspond. »
Pour Microsoft, le principal éditeur du
marché, l'objectif était simple. « Il
nous fallait améliorer la sécurité des
internautes en créant, par exemple, un
réflexe visuel instantané qui permette à
l'utilisateur quel que soit son
navigateur de repérer les sites suspects
», indique Bernard Ourghalian, directeur
technique et sécurité chez Microsoft
France.
Les bases d'un accord ont donc été
posées. D'ici à quelques mois, tous les
navigateurs qui sont parties prenantes à
cette initiative devraient ainsi
indiquer à l'aide d'une icône (et d'un
code couleur commun) placée aux côtés de
la barre d'adresse le degré de
dangerosité des sites visités. Pour
autant, cela ne veut pas dire que les
éditeurs utiliseront les mêmes
techniques d'identification.
Dans sa version 8, Opera utilise déjà
une barre d'alerte antiphishing de
couleur jaune. Pour sa part, Firefox
devrait proposer dans sa version 1.5
(attendue pour cette semaine) quelques
améliorations significatives sur ce
sujet. Quant à Microsoft, dont IE
(Internet Explorer) 7.0 est actuellement
disponible en version bêta, sa solution
repose sur un mécanisme de contrôle en
trois étapes. A base de liste blanche
(une base de données de sites qui, de
par leur niveau de fréquentation, ne
présentent aucun danger pour le public),
de filtrage heuristique et, enfin, de
liste noire pour parachever
l'identification des sites suspects et
en bloquer l'accès avec après avoir
obtenu l'accord préalable de
l'internaute.
Lord Pacha / Paradiseteam.net |