Dotée
d’une
voix
exceptionnelle
et
d’un
déplacement
scénique
hors
du
commun,
Mariam
ZABRE
plus
connue
sous
le
nom
d’artiste
Mariam
ROVANE
puisque
c’est
d’elle
qu’il
s’agit,
est
une
artiste
musicienne
burkinabè,
qui
avouons-le,
est
déjà
une
des
valeurs
sûres
de
notre
musique.
C’est
donc,
cette
étoile
montante
du
show-biz
burkinabè
qui
nous
a
rendu
visite
pour
parler
de
ses
projets,
de
ses
motivations
pour
avoir
chanté
pour
le
président
Blaise
COMPAORE
et
surtout
de
la
sortie
dans
les
tout
prochains
jours
de
son
nouvel
opus.
Qui
est
Mariam
ROVANE ?
Mariame
ROVANE
(M.R) :
Mariam
ROVANE
est
une
artiste
musicienne
burkinabè,
auteur,
compositeur,
interprète.
Il y
a
longtemps
que
je
suis
dans
la
musique.
J’ai
fait
partie
de
la
dernière
génération
des
Colombes
de
la
Révolution,
puis
après,
j’ai
tourné
dans
presque
tous
les
orchestres
de
la
capitale.
Aujourd’hui,
je
suis
à
l’orchestre
national
et
je
compte
mener
une
carrière
musicale
plus
fournie.
Comment
êtes-vous
venue
à la
musique ?
M.R :
Vous
savez,
depuis
l’enfance,
alors
que
je
fréquentais
une
école
catholique,
déjà
dès
la
classe
de
CM1
-
CM2,
j’étais
dans
la
chorale
des
enfants.
C’était
du
côté
de
ma
ville
natale
Tiassalé
en
Côte
d’Ivoire.
Là-bas,
je
me
faisais
déjà
distinguer
mais
comme
je
n’étais
pas
chrétienne
de
naissance,
mes
parents
voyaient
d’un
mauvais
œil
ce
que
je
faisais
dans
cette
école
et
ont
préféré
me
transférer
dans
une
autre.
C’est
lorsque
je
suis
rentrée
au
Burkina
et
étant
loin
de
mes
parents,
que
j’ai
pu
réellement
m’investir
dans
la
musique
comme
je
voulais.
Tu
es
artiste
musicienne,
tu
as
participé
à la
compile
des
dames
« Burkina
Mousso ».
Comment
se
comporte
cette
œuvre
sur
le
marché ?
M.R :
Je
peux
dire
que
cette
œuvre
se
comporte
bien
sur
le
marché.
Tout
dernièrement
je
viens
de
faire
une
tournée
avec
l’orchestre
national
et
partout
où
j’arrive,
sur
les
antennes
de
radio
ou
sur
scène,
je
fais
la
petite
publicité
de
mon
morceau
avant
le
concert
parce
qu’il
faut
aussi
que
les
gens
sachent
que
c’est
bien
moi
qui
ai
chanté :
« Mon
mari
dit
je
ne
sors
pas,
mon
mari
dit
je
n’étudie
pas... ».
J’ai
été
vraiment
agréablement
surprise
de
constater
que
les
gens
apprécient
positivement
cette
chanson.
Il
faut
dire
que
c’est
le
fait
que
je
n’ai
pas
encore
fait
de
clip
pour
ce
morceau
que
le
public
ne
me
connaît
pas
physiquement.
Ceux
qui
me
connaissent
m’abordent
parfois
ici
à
Ouaga
et
me
demandent
de
clipper
« leur
morceau »
mais
j’attends
d’abord
la
sortie
de
mon
nouvel
album
avant
de
pouvoir
les
satisfaire.
Tu
es
peu
connue
du
grand
public
burkinabè,
pourtant
dans
le
milieu
des
artistes
tu
fais
l’unanimité
sur
ton
talent.
Tu
as
d’ailleurs
participé
en
tant
que
choriste
à la
réalisation
de
nombreuses
œuvres
qui
ne
sont
pas
des
moindres.
Pourquoi
avoir
attendu
aussi
longtemps
pour
sortir
de
cette
« clandestinité » ?
M.R :
Il
faut
savoir
que
dans
la
vie,
les
gens
n’ont
pas
les
mêmes
chances ;
il y
en a
qui,
dès
leur
apparition
dans
le
milieu,
rencontrent
des
personnes
qui
sont
prêtes
à
financer
leur
œuvre.
Et
je
crois
aussi
que
cela
dépend
de
comment
on a
commencé.
Moi
j’ai
commencé
la
musique
en
tant
que
choriste
dans
les
orchestres.
De
cette
position
j’apprenais,
car
il y
a
une
nette
différence
entre
la
façon
de
chanter
dans
une
chorale
religieuse
et
celle
des
orchestres.
Alors,
j’ai
pris
conscience
qu’il
me
fallait
beaucoup
de
travail,
comme
on
le
dit
chez
nous
ici,
c’était
bon
mais
ce
n’était
pas
arrivé.
Je
devais
donc
atteindre
un
certain
niveau
avant
de
m’engager
résolument
dans
cette
voie.
Je
crois
que
cela
m’a
été
très
bénéfique
car
j’ai
acquis
en
expérience
et
en
perfection.
La
réalisation
de
mon
album
a
beaucoup
traîné
mais
c’est
aussi
ça
le
destin
dit-on.
Après
avoir
joué
huit
ans
pratiquement
chez
« Desi
et
les
Sympathiques »,
joué
dans
l’orchestre
de
la
Radio-télé,
joué
dans
l’orchestre
de
l’ONEA,
actuellement
membre
de
l’orchestre
national,
je
pense
que
si
je
sors
quelque
chose
maintenant,
ça
sera
vraiment
du
sérieux,
ça
sera
quelque
chose
de
bien
mûre.
Au
début,
je
ne
voulais
pas
attendre
si
longtemps,
mais,
j’étais
confrontée
à un
manque
de
moyen,
j’avais
ma
petite
vie
familiale
à
gérer,
bref,
les
choses
n’étaient
pas
comme
je
le
souhaitais
mais
actuellement
je
pense
qu’il
n’est
pas
trop
tard.
Au
stade
municipal,
le
22
octobre
dernier,
tu
as
chanté
pour
Blaise
COMPAORE.
Peut-on
savoir
les
raisons
d’une
telle
initiative ?
M.R :
Ce
qui
m’a
poussé
à
faire
cette
chanson
c’est
de
reconnaître
les
mérites
de
bâtisseur
d’un
homme.
Blaise
COMPAORE,
c’est
quelqu’un
qui
a
fait
beaucoup
pour
la
jeunesse
de
ce
pays
et
je
fais
partie
de
cette
jeunesse-là ;
il a
aussi
contribué
pour
beaucoup
au
développement
du
monde
de
la
culture
au
Burkina
Faso
et
je
fais
aussi
partie
de
ce
monde-là.
Je
ne
suis
pas
politicienne,
mais
c’est
en
regardant
autour
de
moi,
en
regardant
l’évolution
de
mon
pays
que
je
me
suis
laissée
convaincre
que
Blaise
COMPAORE
est
le
candidat
idéal.
Ce
que
j’ai
fait,
je
le
fais
par
conviction.
Dans
cette
chanson,
je
ne
mens
pas,
je
dis
simplement
que
Blaise
COMPAORE
est
un
bon
bâtisseur,
avec
COMPAORE
il y
a la
paix.
Moi
je
suis
venue
au
Burkina
Faso
depuis
1988,
et
de
cette
date
à
aujourd’hui,
il y
a un
grand
changement
et
ça
tout
le
monde
le
voit,
je
n’invente
rien.
Je
dis
aux
Burkinabè
de
bien
discerner
les
choses,
de
prendre
le
candidat
idéal,
mon
candidat
à
moi,
c’est-à-dire
Blaise
COMPAORE.
C’est
tout.
Il
semble
que
pour
la
réalisation
de
ce
single
tu
as
rencontré
certaines
difficultés ?
M.R :
D’abord,
il
faut
signaler
que
j’ai
tellement
hésité
que
le
morceau
a
été
réalisé
en
retard,
et
aussi
je
voulais
me
faire
arranger
par
un
grand
de
la
place
qui
est
Zacharia
MAMBOUE.
Je
voulais
un
son
qui
soit
parfait
pour
cela,
il
fallait
travailler
avec
des
grands,
c’est-à-dire
avec
SEYDONI
et
Zacharia
MAMBOUE,
ce
qui
n’était
pas
une
mince
affaire.
Cela
coûtait
cher.
J’ai
tout
de
même
persisté
car
ma
conviction
était
forte
et
je
n’ai
pas
voulu
laisser
ce
projet
même
si
au
finish
je
ne
suis
pas
rentrée
dans
mes
fonds.
Je
voulais
que
le
produit
soit
bon
et
je
ne
le
regrette
pas.
Revenons
à
votre
carrière.
Avec
cette
révélation
dans
« Burkina
Mousso ».
peut-on
dire
que
ta
carrière
musicale
est
à
présent
lancée ?
M.R :
Oui,
on
peut
le
dire,
car
dans
ces
derniers
temps,
dans
les
radios,
quand
on
dit
« Burkina
Mousso »,
on
met
souvent
le
titre
« avançons »
de
Mariam
ROVANE.
Ce
morceau
m’a
déjà
fait
rentrer
par
la
grande
porte
parce
qu’il
a
été
vraiment
bien
accueilli
par
les
mélomanes.
En
plus
actuellement
mon
album
personnel
vient
de
finir,
un
beau
bébé
de
huit
titres
entièrement
réalisé
chez
SEYDONI.
Et
avec
5
(cinq)
morceaux
arrangés
par
Zacharia
MAMBOUE
et
les
3
autres
par
Sylvain
PARE.
Ceux
qui
ont
eu
le
privilège
de
l’écouter
déjà
savent
que
c’est
du
« balaise ».
Je
n’ai
pas
peur
et
je
pense
que
ça
sera
bien
accueilli
parce
que
j’ai
mis
tout
ce
que
j’avais
dans
le
ventre
dans
l’œuvre.
Ça
va
plaire
vraiment
au
public
et
aux
mélomanes
burkinabè.
Je
profite
de
l’occasion
pour
dire
à
tout
le
monde
que
la
sortie
de
cet
album
est
prévue
pour
la
mi-novembre.
Dans
cet
album
quels
sont
les
différents
thèmes
que
tu
abordes ?
M.R :
Je
suis
femme,
donc
je
parle
beaucoup
des
femmes :
je
conseille
mes
sœurs
sur
des
situations
qu’on
vit
beaucoup
au
Faso
ici,
je
chante
aussi
pour
ma
maman
mais
au-delà
d’elle
cette
chanson
est
dédiée
à
toutes
les
mamans.
Je
magnifie
le
Burkina
Faso
dans
cet
opus.
Je
parle
aussi
du
comportement
des
enfants
envers
leurs
parents
enfin,
j’aborde
beaucoup
d’aspects
de
la
vie
contemporaine,
la
paix,
l’amour,
etc.
Dans
quel
genre
musical
évolue
Mariame
ROVANE ?
M.R :
Ce
nouvel
album
sera
empreint
de
genres
vraiment
diversifiés.
Etant
moitié
burkinabè,
moitié
ivoirienne,
je
suis
de
mère
ivoirienne
et
de
père
burkinabè,
je
mélange
les
deux
cultures
en
plus
de
cela
je
fais
un
cocktail
de
langue :
dioula,
moré,
français,
baoulé
de
telle
sorte
à
pouvoir
toucher
un
large
auditoire.
Quant
au
rythme
je
peux
dire
qu’il
y a
du
zouk,
du
mandingue,
du
hight
lif.
En
tant
qu’interprète,
j’ai
imité
beaucoup
de
sonorités
et
de
rythmes
donc
j’ai
dû
mettre
toutes
ces
expériences
au
service
de
cet
album.
As-tu
un
mot
à
dire
à
l’endroit
de
tes
fans ?
M.R :
Je
leur
dis
merci
d’apprécier
ROVANE
même
s’ils
ne
l’ont
pas
encore
vraiment
vue.
Il
faut
dire
qu’il
y a
beaucoup
de
gens
à
Ouaga
pour
qui
j’ai
joué
soit
à
leur
mariage
ou à
celui
de
leur
frère,
sœur
ou
fille
parce
qu’entre
temps
j’étais
la
reine
du
Djandjoba
mais
à
présent
j’ai
arrêté.
Maintenant
si
ces
gens
sont
mes
fans,
je
les
remercie
et
je
leur
promets
du
« balaise »
pour
la
sortie
de
ce
nouvel
opus.
L’Opinion